
D'abord il est étonnant de constater que tous les parlementaires que nous avons contactés nous ont tenu des propos du genre:
-"passez par les signatures d'électeurs, nous l'avons fait avant vous" qui nous rappelle "mon fils tu auras un vélo à 18 ans comme moi",
- ou encore "je ne crois pas aux petits partis" (évidemment quand on fait partie d'un très vieux et très gros parti ...),
- ou enfin "je dois signer pour mon parti".
Bizarre de constater aujourd'hui que la liste d'Orazio a obtenu des signatures du MR (ils ne chassent évidemment pas sur les mêmes terres...). Soit.
Pro Bruxsel ne devra pas sa présence le 7 juin au soutien des partis existants !
Reste donc la possibiilté de réunir le nombre requis de signatures d'électeurs.
Nous collectons les signatures autour de nous et dans la rue depuis le mois de janvier et nous avons réuni plus de 500 signatures néerlandophones et francophones, comme demandé pour nous présenter dans les 2 langues aux élections régionales (ce qui représente le double du travail demandé aux formations unilingues).
Nous voilà donc en train de courir dans les 19 communes de la région pour obtenir les précieux cachets. Et là surgit tout le côté "kafka" de la situation.
Tout d'abord, la loi n'étant pas suffisamment précise, chaque commune peut interpréter à sa manière les obligations qui sont les siennes.
Ensuite, ce 17 avril, la liste des électeurs sur base de laquelle certaines d'entre elles souhaitaient procéder à leurs vérifications, n'est toujours pas disponible (elle était promise pour le 1er avril et ce n'était pas une blague).
Nous sommes donc dépendants du bon vouloir et des interprétations locales.Ici on nous valide nos signatures rapidement et avec le sourire, là on nous fait patienter des heures en antichambre avant de nous remettre des documents totalement irrécupérables parce que le signataire a inversé son nom et son prénom, ou qu'il a oublié d'indiquer le numéro dans sa rue (bien qu'il ait mentionné sa date de naissance!), .... L'attente était due au bourgmestre "vous comprenez, lui aussi est en campagne".
Rajoutez à cela l'erreur de traduction sur le formulaire néerlandophone fourni par les autorités : "adresse complète" est devenu "hoofdverblijfplaats" - ce qui a conduit nos premiers signataires à ne mentionner que leur commune sur des formulaires ensuite considérés comme incomplets et donc non valides par les communes !
Le comble fut atteint à la Ville de Bruxelles où nous avons été sommés en extrême urgence de reprendre plus de 300 signatures régionales sous menace qu'elles valsent à la poubelle le 8 avril. Quelle ne fut pas ma stupéfaction après les avoir redéposées le 16 avril d'apprendre que nous passerions après d'autres listes qui les avaient déposées avant nous le 14 avril ! et qu' aucune date de validation ne pouvait nous être annoncée... Ne connaissant pas le taux de rejet auquel nous devons nous attendre, nous devrons donc encore reprendre nos cartons de collecte pour être certains d'avoir une réserve maximale au dernier moment.
Interrogé sur la situation, le Ministère de l'Intérieur promet des améliorations pourtant les employés communaux nous confient qu'ils ont déjà entendu de telles promesses mais qu'elles ne se sont jamais concrétisées ... eux aussi semblent écoeurés.
Je terminerai en remerciant tous ceux qui nous ont aidés à la collecte des signatures et à leur validation envers et contre tout. Ils se reconnaîtront.

